Olivier Delaloye animera notre édition 2015 à Fribourg. Il se prête au jeu des questions.

- Charlotte : Quand avez-vous entendu parler de "CHauve pour la bonne cause" la première fois ? Comment y avez-vous réagi ? 

Olivier Delaloye : J'en ai entendu parlé il y a deux ans et ma première réaction a été très positive! J'ai trouvé l'idée originale d'une réelle implication humaine avant d'être seulement financière!  Une sorte de solidarité pour la solidarité! Maintenant, je reconnais qu'il faut une dose de courage! Se raser la tête, c'est un peu comme changer les couches d'un bébé: on sait si ça nous va qu'une fois que c'est fait! 

- De nombreuses personnes, surtout des femmes, touchées par la maladie nous ont dit que "perdre ses cheveux était la pire des choses". Que penser alors des participants qui décident de "mettre leur tête à prix" par solidarité ? 

Je pense que les modes capillaires ont beaucoup évolué et que de voir aujourd'hui une femme chauve, peut plus facilement passer aux yeux des autres ! Mais c'est comme toute marginalité, il faut une réelle dose de courage pour affronter les regards, même quand on est malade… malheureusement. Maintenant pour un homme c'est plus facile de passer le cap dès lors qu'il n'y a plus que le pourtour du crâne à raser :-) et puis n'oublions pas que pour les plus chanceux d'entre nous, les cheveux repoussent! 

- En tant que comédien et animateur, comment entendez-vous l'invitation à "jouer de son image" ?

Il y a une différence fondamentale; on peut tout se permettre au nom du théâtre, ça reste un jeu qui n'est jamais représentatif de votre état d'esprit, alors que dans la vraie vie, suivant les mentalités qui nous entourent, ça peut devenir un fardeau difficile à porter. Regardez certains comportements autour des gay! A mes yeux, "Chauve pour la bonne cause" est un engagement de grande classe, qui permet une excellente communication de soutien de celui qui s'engage envers son entourage! 

- En quoi soutenir "CHauve pour la bonne cause" - en animant notre édition fribourgeoise du 27 juin -  fait-il du sens pour vous ?

C'est ma manière à moi d'être solidaire avec les malades sans avoir à me raser la tête! 

- Si vous deviez passer un message d'amour ou d'humour à propos de cette initiative, lequel serait-il ?

N'hésitez pas à le faire, ça ne vous coûtera que le prix d'un chapeau! Et n'oubliez pas : une fois que c'est fait, pour les plus timides, ne réagissez pas au pied de la lettre lorsque l'on vous dira "Chapeau bas"! 

Propos recueillis par Charlotte Crettenand - Juin 2015