Notre parrain, Jean-Marc Richard, nous confie les raisons de son engagement.

Charlotte : La première fois que vous avez entendu parler de "CHauve pour la bonne cause", qu'est-ce qui vous a interpelé ?

Jean-Marc Richard : La simplicité de la démarche. Pour moi, s'engager personnellement est un véritable acte de solidarité.

Oser parler des conséquences de la maladie (ou des traitements), telle que la perte des cheveux, est essentiel. En ce sens, l'invitation du projet « CHauve pour la bonne cause » m'a beaucoup touché.

Quelles remarques avez-vous entendues sur votre crâne chauve ?

Au début de ma « chauvitude », la question qui m'était invariablement posée était : « êtes vous malades? Ou c'est un nouveau look? ». En me rasant la tête, je n'avais pensé qu'au côté pratique de la coupe sans envisager ces aspects-là.

Il est aussi arrivé que certaines personnes m'adressent des moqueries.

Avez-vous une anecdote à nous raconter en rapport avec votre capillarité ?

Fréquemment, des hommes et des femmes, et parfois même des enfants, soulèvent leur foulard ou leur perruque en me disant : « on est des frères ». Ce geste me bouleverse à chaque fois.

Ensuite, on peut en rire ensemble. Ça créé un lien particulier!

En quoi soutenir "CHauve pour la bonne cause" fait-il du sens pour vous ?

Si je soutiens cette démarche, c'est parce que je suis sensible à apporter de l'amour et de la vie à ceux qui souffrent.

La manière dont « CHauve pour la bonne cause » le propose m'interpelle sur le paraître mais aussi sur la profondeur de l'être.

Chaque geste de solidarité est un rayon de soleil dans un ciel d'orage.

Propos recueillis par Charlotte Crettenand - Mars 2013